Stratégie départementale 2026
Campagnes par zone, partage des frais avec les revendeurs, gestion mutualisée.
Principe directeur : un média ciblé par zone, à frais partagés avec les revendeurs et gestion mutualisée par Unibeo, pour diminuer les coûts tout en gardant assez de volume pour piloter.
1. Le point de départ : l'existant est déjà départemental… mais mal calibré
Le compte contient déjà ~19 campagnes par département / revendeur (Caen, Rennes, Tours, Gers, Troyes, La Baule, Aquilus 38, Decolux 77-91, Concept Piscine 86…). Ce n'est donc pas une création de zéro, mais une remise à plat. Or l'existant illustre exactement ce qu'il ne faut pas refaire :
- budgets éparpillés (5-30 €/jour par campagne) → 2-8 conversions/mois chacune, très en-dessous du seuil (~30/mois) où le pilotage automatique de Google apprend ;
- doublons de recréation (« #2 », « #3 ») ;
- qualité faible (pages de destination jugées « inférieures à la moyenne ») → 49-63 % d'impressions perdues par déclassement.
Leçon n°1 : le vrai frein n'est pas le budget, c'est la performance. Un Smart Bidding apprend dès ~15 conversions/mois (≈ 30 pour être confortable). À 500 €/mois, ça suppose un CPA ≤ 33 € ; à 30 €/jour (900 €/mois), ≤ 60 €. Or le CPA actuel tourne déjà autour de ~30 € — et les campagnes perdent 49-63 % de leurs impressions par le rang (qualité/pages de destination), pas par manque de budget (budgetLostIS faible). Améliorer la qualité (le cœur du travail Position Zero) capte ces impressions et fait monter les conversions à budget quasi constant → un département correctement optimisé peut tenir seul.
Quand regrouper, alors ? Deux cas seulement : (1) tant que le tracking est dégradé, on ne connaît pas le vrai CPA Unibeo (cf. audit conversions) ; (2) un département à demande trop faible (peu de recherches « piscine béton {ville} ») n'atteindra pas le seuil à aucun budget — là, on regroupe en zone/région pour agréger la demande, pas le budget. Ailleurs, on garde la maille départementale.
2. Le modèle cible
Concilier précision géographique (l'objectif retenu) et volume suffisant (ce qu'exige l'algorithme) :
- Maille départementale par défaut là où il y a un revendeur actif et assez de demande ; regrouper en zone (départements voisins) uniquement quand un département seul n'a pas assez de demande pour le seuil de conversion. Toujours avec un ciblage géographique précis à l'intérieur — jamais une micro-campagne sous-alimentée.
- Gestion centralisée par Unibeo / Position Zero : une seule équipe crée, optimise et suit → économies d'échelle, cohérence de marque, qualité homogène.
- Cofinancement par les revendeurs du média de leur zone → coûts partagés.
Contrepartie à assumer (effet de mutualisation). Dès qu'une zone regroupe plusieurs départements ou revendeurs, le budget devient commun. On ne peut donc pas garantir en temps réel que « X centaines d'euros » ont été dépensées exclusivement pour tel revendeur. Cette contrainte technique conditionne directement le modèle de facturation (§3).
3. Partage des frais & facturation aux revendeurs (à arbitrer)
Le point clé, deux cas selon la maille : - Maille départementale (1 campagne = 1 revendeur) → la dépense est directement attribuable : refacturation simple et exacte, en temps réel. - Zone regroupée (cf. §2, là où la demande l'impose) → le budget est mutualisé, donc pas de budget « étanche » par distributeur en temps réel. La refacturation se fait a posteriori, par réconciliation périodique — mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou en fin d'année selon la cadence retenue par Unibeo — sur des données réelles : part des leads attribués, part des clics/impressions sur la commune, ou clé de répartition convenue.
Dans les deux cas, on refacture à chaque distributeur le coût réel de « ses » campagnes.
Sur qui finance quoi, trois modèles à arbitrer :
| Modèle | Qui finance le média | Gestion | Pour / Contre |
|---|---|---|---|
| A — Média revendeur | Le revendeur finance le média de sa zone | Unibeo (mutualisée) | + simple, budget maîtrisé côté revendeur · − engagement variable |
| B — Cofinancement | Unibeo + revendeur (ex. 50/50) sur la zone | Unibeo | + incite le revendeur, Unibeo garde la main · − coût pour Unibeo |
| C — Pot commun + quote-part | Budget national mutualisé, quote-part par revendeur | Unibeo | + cohérence nationale, lissage · − répartition plus complexe |
Quel que soit le modèle de financement choisi, la répartition réelle se règle en réconciliation a posteriori sur les données — jamais sur des budgets cloisonnés en temps réel (techniquement impossible en zone mutualisée).
4. Paramètres à décider en réunion
- Départements / zones prioritaires : où il y a un revendeur actif et du potentiel (à croiser avec la carte du réseau).
- Budget cible par zone : calibré pour atteindre le seuil de convergence (≈ 30 conversions/mois) — à estimer une fois la valeur d'un lead connue.
- Clé de répartition des frais (modèle A / B / C) et engagement minimum du revendeur.
- Routage des leads : comment chaque lead est attribué et transmis au bon revendeur (lien avec le CRM).
- Cadre d'équité entre revendeurs (zones inégales en potentiel).
5. Bénéfices attendus
- Performance : du volume agrégé par zone → le pilotage automatique converge enfin (vs 19 campagnes qui n'apprennent jamais).
- Coûts : média partagé avec les revendeurs + gestion mutualisée (une équipe au lieu d'efforts dispersés).
- Marque : message et qualité homogènes sur tout le réseau, fini les pages de destination faibles.
- Pilotage : une mesure propre par zone (à condition d'isoler Unibeo du reste du compte — cf. dossier gouvernance).
6. Prérequis (sinon on optimise dans le flou)
- Tracking propre : isoler les conversions Unibeo, valoriser les demandes de devis, brancher les ventes réelles (cf. audit conversions).
- Valeur d'un lead : pour dimensionner les budgets par zone et juger la rentabilité.
- Cartographie réseau : liste des revendeurs actifs par département + leur appétence à cofinancer.
7. Points d'attention
- Ne pas confondre ciblage fin (bien) et budgets fragmentés (le problème actuel).
- L'attribution des leads par zone doit être incontestable (sinon tensions revendeurs).
- La saisonnalité piscine est forte : prévoir une montée en charge avant la haute saison, pas pendant.
Document de travail interne — Unibéo · Position Zero · établi le 04/06/2026.